un éclairage

 

 

Dès le début, on ne sait qui de Zo ou de Zach parle ici.

Zo (son métier à forte implication sociale et son expérience personnelle l'exposent fréquemment à la détresse), qui s'attache à "reconstituer" un lien, une mémoire, un abri, un rire?

Ou plutôt lui, le compagnon, entre ses masques, ses rituels? Zach, le montagnard (narrateur du Butor étoilé), ne mène plus tout à fait l'existence d'ermite qu'il avait choisie. Noémie, sa fille adoptive, comédienne, présentera de l'autre côté de l'océan une pièce "d'ombre et de fantaisie", où elle souhaite qu'il soit un clown muet. 

Pour tous les personnages, le là-bas (Haïti, Japon, Golfe du Saint-Laurent), cruel ou généreux, est-il réel? N'est-il qu'un leurre, une illusion?

Entre ici et là-bas, dans l'espace volontairement trouble du récit, Jacques-Pierre Amée explore les liens de filiation, le couple. Il y met en rébus le clan, la fratrie – une infinition de la famille.

 

premiers échos